En 2026, la Banque centrale européenne (BCE) conduira un exercice de reverse stress test géopolitique portant sur 110 banques supervisées. L’objectif est d’évaluer dans quelle mesure des chocs géopolitiques (conflits, sanctions, etc.) pourraient provoquer une dégradation importante de leur capital ou de leur liquidité. Contrairement aux stress tests traditionnels, cette approche part d’un résultat critique prédéfini, à savoir une baisse de 300 points de base du ratio CET1, puis remonter en amont pour identifier les scénarios et les canaux de transmission susceptibles de mener à une telle situation.
Cet article analyse le risque géopolitique dans le contexte actuel à travers trois dimensions principales : son rôle de choc systémique transversal pour les institutions financières, son intégration croissante dans le dispositif de supervision prudentielle et l’émergence d’une nouvelle approche de l’analyse des chocs, davantage axée sur la cohérence et la plausibilité des scénarios que sur la seule quantification des pertes.
L’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 a marqué une rupture dans le paysage géopolitique européen. Cet épisode a mis à l’épreuve un cadre de sécurité reposant historiquement sur des principes tels que l’intégrité territoriale et le règlement pacifique des différends, qui avaient longtemps structuré les relations entre les États européens.
En février 2022, la Russie a lancé une opération militaire d’ampleur en Ukraine, élargissant considérablement la portée du conflit. Au-delà de ses implications immédiates sur les plans politique et sécuritaire, ce conflit s’est également accompagné de répercussions économiques, notamment une forte hausse des prix de l’énergie, des perturbations sur les marchés agricoles mondiaux et une nette accélération de l’inflation en Europe1.
Mais la guerre en Ukraine ne constitue qu’un élément d’un paysage géopolitique plus fragmenté. L’environnement international est désormais marqué par la superposition de plusieurs foyers de tensions persistants, notamment au Moyen-Orient, où des conflits à forte dimension régionale continuent d’affecter la stabilité politique et de perturber certaines routes commerciales et énergétiques stratégiques2.

The Delegated Acts provide detailed (Level 2) rules supporting the Solvency II Directive. The 2025 amendments modernize the framework to address issues like volatility, proportionality for smaller insurers, and incentives for long-term investment.
The updated Delegated Acts are expected to be approved in late 2025 and will become effective on 29 January 2027, 20 days after publication in the Official Journal.
Insurers are encouraged to start impact assessments early, adjust governance and reporting frameworks, and align models with new Solvency II requirements before 2027.